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dimanche 27 janvier 2008

Sousse.


Cette fois-ci, nous allons visiter la ville de Sousse.



Sur la côte orientale de la Tunisie, à moins de deux heures de voiture de la capitale, la route qui mène à Sousse est plus qu'une simple voie de transit, elle constitue un véritable itinéraire de découverte offrant une succession de paysages aussi divers qu'attachants qui sont le reflet de la variété du pays lui-même :vignobles de Grombalia, vergers de Hammamet, cultures et oliveraies du Sahel, cette partie du littoral s'étendant du sud du golfe de Hammamet aux confins de la ville de Mahdia, sans oublier la mer et son cortège de stations Balnéaires rappelant l'éclatante réussite touristique de la Tunisie


Troisième ville du pays, après Tunis et Sfax, Sousse, doit sa réputation de capitale incontestée de cette région à un certain nombre d'atouts :





*une oliveraie s'étendant sur plus de 250 mille hectares pour constituer, depuis l'antiquité, une de ses principales richesses naturelles.




*Un port actif, ouvert sur le centre de la ville et ajoutant une note de gaieté à son animation.





*Une médina chargée d'histoire, drapée dans ses fortifications et qui continue à vivre à son rythme propre, contrastant harmonieusement avec une ville moderne au charme typiquement méditerranéen.




*Une station balnéaire s'étirant vers le nord pour constituer avec le complexe intégré de Port El Kantaoui, un des pôles touristiques des plus complets et des plus diversifiés en méditerranée, à seulement 20kms de l'aéroport international de Monastir. Cité maritime, Sousse jouit d'un climat modéré et doux qui favorise tous les plaisirs liés à l'évasion et à la détente et en fait un haut lieu de séjour en toutes saisons.



3000 ANS D'HISTOIRE


Fondée probablement avant Carthage par les phéniciens, qui l'appelèrent Hadrumète, Sousse était une ville autonome jusqu'au Vle siècle av. J. C, époque à laquelle elle passe sous influence carthaginoise.

Après les guerres puniques et la destruction de Carthage par les romains elle fut érigée en colonie par Trajan au lle siècle ap. J.C. et reprit son statut de " cité fertile " et place commerciale prospère.


Musée de Sousse



Un siècle plus tard, les représailles romains contre l'empereur Gordien l'autonomiste d'El Jem et le bâtisseur du grand colisée tombent sur Hadrumète. Elle renaît de nouveau et devient Hunericopolis sous le court règne des vandales. Les Byzantins la rebaptisent pour la troisième fois et sous le nom de Justinianopolis, elle résiste au siège du conquérant Arabe Okba Ibn Nafâa, compagnon du prophète et fondateur de Kairouan.




C'est sous la dynastie des Aghlabites que les Arabes, enfin réconciliés avec la mer, redonnent à Sousse un nouvel essor qui éclate encore à travers certains de ses monuments.


Photos de Sousse Cap-Tunisie Portail du tourisme tunisien, carte, annuaire hotels restaurants agences de voyage



Ville maritime stratégique, Sousse subira par la suite l'occupation successive des normands au Xlle siècle, des Espagnols au XVle siècle et DES Français au XVllle siècle.

Au cours de la seconde guerre mondiale, l'agglomération fut bombardée à plusieurs reprises avant de connaître sa libération en 1943


.


LA MEDINA ET LES SITES HISTORIQUES


Parmi les différents centres d'intérêt qu'offre la ville de Sousse, la Médina est de loin le plus important.

Parfaitement conservée à l'intérieur de ses remparts, elle renferme des monuments de première importance :



La Tour Khalef Al Fata qui domine la Kasbah est un " Manar " (phare), construit en 859. Du haut de ses 30 mètres, le visiteur peut admirer la vue panoramique sur l'ensemble de la ville et l'arrière pays.



*Le Ribat est une forteresse de l'époque Almoravide (Vllle siècle )qui appartenait à une chaîne d'établissements côtiers analogues, chargés d'assurer la défense du pays contre les envahisseurs.

En 821,l'Emir Aghlabite Ziyadet Allah lui ajouta la tour-vigie.

En 1968, le Ribat fut restauré pour retrouver son aspet originel.








*La Grande Mosquée fut construite par l'Emir Aghlabite Abou El Abbès Mohamed en l'an 850. Ses murs de pierre de taille couronnés de merlons et cantonnés, aux angles, de grosses tours rondes, la font ressembler à une forteresse.



*les Souks, de par leur vocation de point de shopping et de rencontres donnent au visiteur l'occasion de s'initier à l'art du marchandage, prétexte à l'établissement de contacts et de liens d'amitié avec la population locale.




[étal de bombons]*le

*Le Musée, à proximité de la Tour Khalef contient une importante collection de mosaïques, provenant en grande partie du site d'El Jem.





Non loin de la Médina, les Catacombes, qui étendent sur cinq kilomètres 240 galeries funéraires, mieux conservées que celles des Catacombes, de la ville de Rome, ajoutent aux trésors historiques de la ville.




SOUSSE AUJOURD'HUI


Chef lieu de gouvernorat, ville universitaire, grand port de pêche, centre de tissage et important espace de production et de commercialisation d'huile d'olive, sa prospérité procède de la grande diversité de ses ressources naturelles et du labeur millénaire de ses hommes.







Aux fonctions administratives universitaires et commerciales est venue s'ajouter une activité touristique dont le développement, ces vingt


dernières années, a été particulièrement spectaculaire grâce à la qualité de ses plages, la diversité de son hôtellerie, le raffinement de sa cuisine, la diversité de ses loisirs et de ses manifestations culturelles qui prennent un caractère international l'été.

Véritable capitale traditionnelle et moderne Sousse s'offre au visiteur, telle une vitrine alléchante pour la curiosité, le shopping et la flânerie à travers les rues et artères d'une ville au charme typiquement méditerranéen.



PORT EL KANTAOUI


Il s'agit de la première, et de loin la plus importante, des stations touristiques intégrées de Tunisie construite sur le mode architectural du village de Sidi Bou Said de la banlieue de Tunis.

Cette réalisation donne une nouvelle dimension à la navigation de plaisance en méditerranée grâce à, son port parfaitement équipé, qui accueille plus de 300 yachts.





Cité ouverte sur l'immensité de la mer, elle a son supermarché, son souk parfaitement reproduit sur le modèle des souks traditionnels et son terrain de golf de 27 trous pour amateurs et pros.

Une foule de distraction s'offrent aux résidents d'El Kantaoui ; plongée sous- marine, voile, ski nautique, tennis, équitation, casino, nights clubs et dancings sans oublier les restaurants aux différentes spécialités.

Plusieurs formules d'hébergement concourent à faire de Port- El-Kantaoui un lieu de repos intelligent et d'activités intégrées, hôtels de luxe, appart- hôtels, villas au style mauresque au fond de jasmins et d'oliviers millénaires.



GOLF D' EL KANTAOUI


Construit en 1979, sur 103 Ha en flanc de colline, le Golf d'El Kantaoui, domine la célèbre station d'El Kantaoui, le premier Port -jardin de la Méditerranée.

Le climat exceptionnellement ensoleillé permet de pratiquer en toutes saisons tandis que la douceur de l'air, le bleu de lamer et le bleu du ciel, vous offrent un golf des plus raffinés.

Caractéristiques techniques :

*Golf de 27 trous

Par 108

*Terrain d'entraînement avec putting green et practice ground.

Équipement trolleys, voitures électriques.

*Club-House luxueusement équipé.





Les îles de Kerkenna.

Nous allons découvrir aujourd'hui les îles de Kerkenna , alors commençons notre petite visite.


Au large de Sfax, en Tunisie, les îles de Kerkenna ont joué un rôle important dans l'histoire des civilisations méditerranéennes antiques.



Les Kerkennah, parfois orthographié aussi Kerkennah ou Kerkena, sont un archipel tunisien de la mer Méditerranée situé à une vingtaine de kilomètres au large de Sfax.


Administrativement, il constitue une délégation rattachée au gouvernorat de Sfax.



Il est composé de 6 îles dont 2 sont peuplées : Gharbi (ou Mellita du nom du village qu'elle abrite) et Chergui (ou Grande Kerkennah). Elles sont reliées entre elles par une chaussée existant depuis l'époque romaine d'une longueur de 600 mètres. L'unique route asphaltée, qui traverse l'archipel entre Sidi Youssef (à l'extrémité ouest) et El Attaya (à l'extrémité est), mesure 35 kilomètres. Le périmètre de l'archipel dépasse 160 kilomètres.


Pour se rendre à l'île


Histoire de l'archipel


Des nombreuses ruines témoignent le rôle important qu’a joué les îles de Kerkennah appelées aussi Kerkyna et Kyrannis à travers l'histoire stratégique dans la méditerranée. Sa position stratégique a été exploitée par des hommes célèbres qui sont passés par la région en provenance de l’Orient, de la Grèce et de Malte .


Les récentes fouilles dans la région de Borj El Hessar à coté de la zone touristique de Sidi Fredj ont mis en évidence la superposition de différentes civilisations correspondant à plusieurs époques :


  • Époque Phénicienne (1200 - 600 ans avant J.C)
  • Époque Carthaginoise (500 - 200 ans avant J.C)
  • Époque Romaine (200 avant J.C - 500 ans après J.C)

Île Kerkennah, Tunisie


Les ruines romaines


  • Époque Musulmane (622 après J.C)
  • Époque Espagnole (1212 après J.C)
  • Époque Ottomane (1451 - 1851 après J.C)
  • Époque Moderne (après 1851)



Population :


Les Kerkennah ont une population de 14 400 habitants (estimation de l'Institut national de la statistique en 2006) répartis entre une douzaine de villages. Le peuplement de l'archipel (ou plutôt son repeuplement après plusieurs siècles de décrue) remonte au XVIIIe siècle grâce à l'immigration de populations du Sud tunisien et de la Libye. Durant l'été, elle décuple avec le retour saisonnier des émigrés de la Tunisie continentale (surtout de Sfax et Tunis) mais aussi de l'étranger (France ou Italie) : l'archipel compte alors près de 150 000 habitants.



Cercina Hotel


Géographie :


L'archipel, distant de Sfax d'une vingtaine de kilomètres, se caractérise par un relief plat et un milieu quasi-aride. L'altitude maximale est de 13 mètres, c'est pourquoi l'archipel risque de disparaître avec la montée du niveau de la mer. Les Kerkennah bénéficient de moins de 200 millimètres de précipitations par an. Les sols sont souvent très salins et une partie du territoire est occupée par des lagunes (sebkha).


beach at Sidi Frej


L'arbre typique de l'archipel est le palmier : la palmeraie abritant plusieurs centaines de milliers d'arbres a un aspect très clairsemé du fait du manque d'eau et de sols très pauvres et salins.



Ainsi, les palmiers donnent des fruits de qualité médiocre servant d'alimentation pour le bétail alors que les palmes et les troncs servent à la confection du matériel de pêche. Les fonds marins abritent à 50 kilomètres au large l'un des plus remarquables herbiers de posidonies de la mer Méditerranée.



kerkennah sunset



Économie :


Les activités économiques principales sont des activités de subsistance. La première d'entre elles est la pêche.



Le port de Kerkenna



La pêche se pratique sur un mode extensif et selon des traditions séculaires. Si les Kerkennah possèdent, avec 2000 embarcations, les deux tiers de la flotte de pêche du gouvernorat de Sfax, les volumes pêchés représentent moins d'un douzième du total régional.



Remla bay



L'archipel est entouré de hauts fonds de profondeurs extrêmement faibles (entre 1 et 2 mètres) avec des ressources halieutiques limitées, ce qui influence des techniques de pêches particulières : la charfia.


fishing boat


Ainsi, depuis le XVIIIe siècle, une partie de la mer est découpée en parcelles dont la location est mise aux enchères chaque année avant le début de la saison de pêche. Les principaux produits de la mer sont les poissons (pataclets ou sbars, mulets, dorades, etc.) mais aussi les éponges, divers coquillages telles que les clovisses, et le poulpe qui est l'animal emblématique de l'archipel. Sa pêche saisonnière s'échelonne entre fin octobre et fin avril et se fait en posant un réceptacle (gargoulette, autre poterie ou parpaing) qui sert à piéger le céphalopode qui est capturé, frappé, nettoyé puis séché pendant plusieurs semaines à l'extérieur. Les pêcheurs utilisent des embarcations


Octopus pots


Sfax



Sfax, ancienne Syphax berbère et par la suite Taparura romaine, est rebâtie par les Aghlabides au IXe siècle à partir des matériaux de l'antique ville romaine située à environ 3 kilomètres. Ils construisent les remparts qui donnent à la médina sa configuration actuelle.



Ces remparts existent de nos jours et comportent deux portes bien conservées, Bab Diwan (côté ouest) et Bab Jebli (côté est).



Une ruelle dans la médina


La cité doit résister aux Hilaliens venus d'Égypte en 1057 et, de 1095 à 1099, constitue un petit émirat indépendant.


Elle passe, comme la plupart des villes côtières, sous la domination du prince normand Roger de Sicile en 1148 avant d'être réintégrée à la sphère musulmane par les Almohades d'Abd al-Mumin en 1159.



Sfax connaît la révolte d'Ali Ben Ghdahem en 1864 s'opposant au bey de Tunis et celle de 1881 pour refuser le protectorat français. Les troupes françaises sont obligées de la bombarder pour en venir à bout. Elle est également bombardée par les Alliés pendant la Seconde Guerre mondiale.


La région de Sfax est Connue par son esprit d'entreprise, son dynamisme économique et ses productions agricoles et énergétiques, la région de Sfax constitue le 2ème pôle d'activité en Tunisie après la capitale Tunis.


Le gouvernorat de Sfax qui s'étend sur 7008km2 comprend actuellement 16 délégations et 16 municipalités.


Sa population, atteignant 849 700 habitants représente 8,4% de la population nationale, se positionnant ainsi juste après le gouvernorat de Tunis en terme démographique.



Sfax contemporaine

Depuis un siècle, les bases de la prospérité de la ville de Sfax sont l'exportation des phosphates, l'huile d'olive, le sel, les cultures fruitières, la pêche, l'artisanat et surtout l'industrie qui connut un développement prodigieux



La Kasbah de Sfax:

La Kasbah fait suite à un ribat dont il ne reste que la mosquée. Elle abrite un excellent petit musée consacré à l'architecture. Musée régional des arts et traditions populaires installé à Dar Jallouli, maison bourgeoise typique du XVIè siècle.



On y trouve un grand nombre des objets de la vie quotidienne d'ordre domestique et professionnel : produits utilisés dans l'alimentation traditionnelle, bancs en bois, meules, costumes féminins et masculins, costumes de mariage, étagères en bois, coiffes, verreries de Bohème et de Venise, ustensiles de cuisine en bois, en cuivre et en poterie, mortiers, coffres, râteliers d'armes, peintures sur verre, calligraphie arabe...Il s'agit d'un musée très riche qui donne une idée très précise de la vie des Sfaxiens et et des habitants de la région. Il est en outre installé dans un cadre très agréable .



La Grande mosquée de Sfax



Elle rappelle la Grande mosquée de Kairouan, en moins austère. Fondée vers le milieu du IXè siècle, elle fut reconstruite au Xè -XIè siècles et remaniée au XVIIè siècle. On peut y remarquer un panneau byzantin, martelé, orné de deux paons qui se font faces. Ils sont surmontés d'une inscription grecque.





Musée archéologique de Sfax

Il ne se trouve pas dans la médina mais dans la ville moderne, installé dans le bâtiment de la municipalité. On y trouve des témoignages de la Préhistoire tunisienne, notamment des outils en pierre provenant de la région de Gafsa. L'époque romaine est représentée par quelques sculptures et des mosaïques. Les antiquités paléochrétiennes sont nombreuses : mosaïques, fresques, lampes avec symboles chrétiens, objets en bronze dont une croix. Une des mosaïques représente Daniel priant dans la fosse aux lions. La partie musulmane comprend des funéraires, inscriptions monumentales, reliures, manuscrits en écriture coufique...



Les souks de Sfax

Les souks ont gardé leur charme du passé. Ils sont constitués de galeries couvertes et des rues bordées d'échoppes. Il y règne une activité fébrile. C'est le domaine d'un commerce et d'un artisanat très pittoresques.


Les Sfaxiens mangent beaucoup du poisson et surtout le " Sbarès"

Sfax et l'olivier


La région de Sfax est bien connue par ses oliviers magnifiques, et sa grande production d'huile d'olive.


L’oliveraie occupe 326 000 habitants (environ les 2/3 de la superficie agricole utile) et compte 6,1 millions de pieds ; en deuxième lieu vient l’amandier avec 87 000 ha. L’olivier et l’amandier s’adaptent mieux que les autres cultures au climat aride de la région.







Premier producteur de Tunisie, Sfax produit en moyenne 40% d’huile d’olive et 30% d’amande par rapport au niveau national.